Gaïa pleure
Toute son eau elle pleure
Des déluges de larmes
Des tsunamis de sanglots
Gaïa s'alarme
Car on la met en lambeaux
Gaïa gronde
De tout son être elle gronde
Elle fait trembler ses entrailles
Crache son feu sur la marmaille
Gaïa montre sa puissance
A ses fils privés de bon sens
Gaïa punit
Tous ces êtres mauvais elle punit
Comme la vermine
Elle les extermine
Gaïa la mère
ne s'est jamais laissée faire
Gaïa rit
Tout en elle revit elle rit
Les éléments en parfaite harmonie
Mission accomplie
Gaïa ravie
recrée la vie
L'homme si insignifiant
Blesse sa chère maman
Mais Gaïa est immortelle
Ses blessures toujours superficielles
La mère tue le fils
Dans ses mains, un Lys,
Blanc, symbole de pureté
Du meurtre nait la liberté
...en attendant qu'elle puisse de nouveau sourire
Nous sommes la maladie de Gaïa
Bientôt elle guérira
Alors l'homme ne sera pour elle que le souvenir
D'un enfant qu'elle n'a fait que chérir
Mais qui jamais ne la remercia
Et contre sa génitrice se retourna
Gaïa le tuera
Lui reste-t-il un autre choix?
Malheureusement, je ne crois pas...
Ecrit au moment du passage a un jour nouveau...
Puisse-t-il m'éclairer et m'aider a ne point détester les représentants de ma foutue espèce...
C'est écrit dans nos gènes...
Nous sommes destinés au chaos...
Faut-il pour autant nous précipiter aveuglément dans l'abîme?

